Les concentrations de particules fines mesurées en Corse restent actuellement modérées et ne présentent pas de risque particulier pour la santé. Toutefois, les prévisions indiquent une augmentation des concentrations de particules fines au cours des deux prochains jours. Qualitair Corse poursuit donc une surveillance renforcée de la situation et informera le public en cas d’évolution significative.
Par ailleurs, la qualité de l’air pourra être localement dégradée dans certains secteurs en raison des fumées liées aux incendies ou de l’augmentation des émissions associées à la forte fréquentation touristique.
Nous invitons chacun à rester attentif à l’évolution de la situation et à consulter régulièrement les prévisions et les indices de qualité de l’air publiés par Qualitair Corse.
Un phénomène naturel récurrent
Les épisodes de poussières désertiques surviennent régulièrement en Méditerranée. Transportées par les vents d’altitude, ces particules franchissent parfois plusieurs milliers de kilomètres avant d’atteindre nos régions. Elles sont généralement visibles sous la forme d’un voile jaunâtre dans le ciel et peuvent également se déposer au sol, notamment sur les voitures et les surfaces extérieures.
Risque de dépassement du seuil d’information et de recommandation
En l’absence de précipitations marquées, les concentrations en particules fines (PM10) pourraient être suffisantes pour dépasser le seuil d’information et de recommandation fixé à 50 µg/m³ sur 24 heures. Cela signifie que l’ensemble de la population peut être exposé à une dégradation temporaire de la qualité de l’air, avec des effets plus marqués pour les personnes sensibles (enfants, personnes âgées, asthmatiques, personnes souffrant de pathologies respiratoires ou cardiovasculaires).
Recommandations sanitaires et comportementales
- Limiter les activités physiques et sportives intenses, en particulier pour les personnes vulnérables.
- Privilégier les sorties tôt le matin ou en soirée lorsque les concentrations sont souvent plus basses.
- Éviter d’aérer les logements aux heures les plus chargées en particules.
- Surveiller attentivement l’état de santé des personnes fragiles et suivre les conseils médicaux en cas de gêne respiratoire.




